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Centre Europeen de formation Continue Maritime

Faire face aux menaces contre la sûreté en mer
18-09-2017


Faire face aux menaces contre la sûreté en mer
Cinq questions à Christophe HERVE, formateur sûreté au CEFCM

Si vous deviez faire face à un passager agressif, à la délinquance ordinaire, que votre cargaison risque d’exploser ou que, malgré vous, on ait caché de la marchandise illicite dans votre navire…pire, si vous deviez faire face à un acte de piraterie ou que vos passagers soient pris en otage, êtes-vous bien préparés ?

La formation sûreté maritime et portuaire est adossée à une annexe de la convention SOLAS et du code ISPS. Elle entre dans le cadre de la convention STCW 2010. La réglementation exige que tous les marins soient titulaires soit du certificat de formation spécifique à la sûrete, soit du certificat de sensibilisation à la sûreté. 

Le lieutenant-colonel Christophe Hervé, Officier spécialiste sûreté et renseignement pour le groupement de gendarmerie du Finistère a rejoint l’équipe de formateurs du CEFCM pour former les personnels des navires et des ports à la sûreté. 

Comment êtes-vous venu à former les navigants à la sureté maritime ?

J’ai passé 12 années dans la Marine Nationale, spécialiste des armes anti-navires et anti-aériennes, formation dont je suis sorti avec un diplôme d’ingénieur. Puis j’ai intégré la Gendarmerie nationale et occupé plusieurs postes de commandement dont celui de la police des pêches et de la lutte contre la piraterie maritime en Océan Indien. Après un passage au SIRPA à Nantes, j’ai rejoint la PREMAR où j’étais en charge du bureau de l’ordre public et des affaires judiciaires. Depuis août dernier, je suis OSAS au groupement du Finistère, auprès du Préfet de département. J’y ai en charge la sûreté portuaire et le commandement des 3 brigades nautiques. J’ai par ailleurs donné des cours de droit maritime pour les équipes de protection de navire et je forme aujourd’hui les stagiaires du CEFCM à la sureté maritime. 

Quelles sont les menaces en matière de sûreté maritime ?

Le transport maritime se fait parfois dans des zones hostiles. En mer, un navire peut être victime d’actes de piraterie, être impliqué malgré lui dans un trafic de stupéfiants, devoir gérer des clandestins à bord… Les risques de terrorisme sont aussi une réalité, qu’il s’agisse d’une menace sur les passagers pris en otage ou un danger dû au transport d’explosifs ou tout autre matériau dangereux. Il en va de même pour la sûreté portuaire, exposée aux mêmes risques en tant qu’interface entre le navire et la terre, auxquels s’ajoutent les délits et crimes de droit commun, du simple vol au banditisme. 

Quels sont les enjeux ?

Toutes ces menaces ont des conséquences à la fois humaines et financières. D’abord, il y a un risque pour la vie des équipages et des passagers, même clandestins. Il est de la responsabilité de l’armateur d’apporter tous les soins nécessaires, d’assurer les conditions sanitaires, le logement et le rapatriement des hommes. C’est aussi une charge financière pour les compagnies maritimes qui pèse directement sur le coût du transport. Ce risque financier est pris en compte par les compagnies d’assurance. Les coûts d’assurance peuvent vite faire grimper le prix du transport ou peuvent aussi le faire baisser lorsque les équipes sont bien formées. C’est le cas des équipages de ce que l’on appelle « les bateaux de confiance ».

Quel rôle joue la formation dans la sûreté maritime ?

Nous avons une obligation réglementaire de former les acteurs de la sûreté maritime, capitaines de navires, équipages ou agents de sûreté désignés de façon académique. Il est aussi très important de leur montrer une analyse des risques et une vision globale des menaces liées au transport maritime de fret et de passagers et la menace de la piraterie dans des zones réputées à risque. 

Quelles sont les formations et les compétences en matière de sûreté maritime ?

Au CEFCM, je forme les navigants sur trois niveaux : la formation SSO « agents de sureté du navire », destinée aux officiers en charge de la sureté à bord, elle dure 3 jours et est sanctionnée par un examen final. La formation « spécifique sûreté », pour le personnel de bord chargé de tâches spécifiques liées à la sûreté, également sanctionnée par un examen final. Une « sensibilisation à la sûreté », sur une journée, pour tout le personnel. Cela permet d’appréhender la réglementation, les relations avec le SSO et avec l’officier de sûreté du port et les différentes menaces auxquelles sont confrontés ces navigants, qui sont souvent des jeunes. Le CEFCM propose aussi des formations sur mesure aux compagnies et aux ports, adaptées aux risques spécifiques liés à leur équipement ou à leur mode d’exploitation, comme des ferries effectuant des liaisons courtes et fréquentes avec beaucoup de passagers à gérer.

La formation porte sur la réglementation, les pratiques administratives et le droit international concernant l’emploi de la force et des moyens de coercition et la déclinaison en mer ou à terre de ce que nous appelons la légitime défense…

Les stagiaires appréhendent la prévention des actes illicites (fouilles, contrôle des accès…), l’évaluation du risque, les plans de sûreté du navire et de sûreté portuaire, l’organisation des audits de sûreté et des inspections de navire. Ils doivent aussi savoir mettre en œuvre le matériel spécifique et s’assurer de leur fonctionnement. Les formations permettent aussi d’aborder les conditions spécifiques dans le cadre de la prévention des actes de piraterie. Je transmets aux apprenants un niveau de préparation basé sur un retour d’expériences.
 

 


 

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